Le dimanche 15 mai

Journée de fraternité Touareg - Songhay

Invitation des associations : ADDES, Touaregs-Association

 

 

À Cargo 21

 

Dans le cadre de l’exposition

« Mystère Songhoï »

 

Rencontre et partage des cultures du sud Sahara autour d'un repas-buffet.

 

 

Cette journée a pour but de trouver des fonds pour aider les éleveurs du nord Niger et Mali à supporter la sécheresse actuelle et à mettre en place des jardins pédagogiques dans les écoles Touareg et Songhoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNE CATASTROPHE ECOLOGIQUE ET HUMAINE S’ANNONCE

 

Une grave sécheresse sévit depuis deux mois dans ces régions. L’économie locale s’effondre. les Touareg et les Songhoi s'unissent pour mettre en place avec votre aide des moyens pour s'adapter aux nouvelles donnes climatiques et économiques.

 

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A l’initiative des associations « Touaregs » et ADDES ainsi que de la galerie associative Cargo 21, a eu lieu, un débat avec des intervenants Songhoi, Touareg et des animateurs d'associations dans les locaux de cette dernière, une journée de partage entre des groupements représentants les populations Touareg et Songhoi du Niger et Mali ainsi que plusieurs organismes français qui sont impliqués dans des projets de développement au sud du Sahara.

Cette rencontre Touaregs-Songhoïs est la prémisse d'une rencontre plus vaste entre tous les peuples de cette zone victimes de la même façon des méfaits des criquets et de la sécheresse : Wadabés, Haoussas, Kanouris, Bambaras…

 

La sécheresse qui sévit de nouveau dans la zone saharo-sahèlienne provoque des pertes considérables dans les cheptels et entraîne une fois de plus les éleveurs vers la famine. La situation est d’autant plus grave qu’a la suite des dégâts provoqués par les criquets l’été dernier, les réserves de mil sont tres faibles. Par conséquent le cours de cette céréale qui est la base de la nourriture dans la zone est au plus haut. C’est ainsi que le prix d’une vache a chuté jusqu'à 5.000 F cfa (8 €) alors que le sac de 100kg de mil a dépassé les 25.000 F cfa (37€).

 

Marie Begel avec l’association « Touareg » a mis en place dès le mois de février un programme de soutien aux éleveurs avec l’achat et l’acheminement de tourteau de coton pour un montant de 15.000€. Cette première aide a permis de sauver le bétail le plus menacé; l’association Touaregs continue ses recherches de fonds afin d’aider les éleveurs jusqu’à l’arrivée des pluies qui ne se produiront pas avant juillet dans le meilleur des cas .Cette action d’urgence se superpose à des programmes à longs termes concernant les domaines de l’agriculture de l’éducation et de la santé entrepris depuis 1992 à l’initiative de Mano Dayak.

 

L’ADDES est une structure plus récente qui œuvre dans le même esprit avec la particularité d’avoir des antennes chez les Touregs de l’Aïr et les Songhoi au Mali. Le but de l’ADDES étant de mettre en place des jardins potagers et fruitiers dans les écoles des zones les plus défavorisées du sud Sahara. La pratique de l’élevage d’animaux d’embouche à l’intérieur des jardins est une alternative aux méthodes de pâturage extensif que les modifications du climat rendent obsolète de nos jours.

 

Cargo 21, situé dans le quartier de la Goutte d’or accueillait ce mois-ci une exposition sur le peuple Songhoi qui pratique l’agro-pastoralisme le long de la boucle du fleuve Niger au nord Mali. C’est dans ce lieu où a germé l’idée de réunir les différentes organisations et personnes soucieuses d’améliorer les conditions de vie des habitants de cette zone qui ont une vieille histoire commune faite de conflits et d'oppositions.

La journée de partage Toureg- Songhoi proposait un dialogue entre les différents acteurs pour chercher des solutions d’avenir adaptées aux nouvelles normes climatiques et économiques de ces régions.

Il faut souligner que si sur le terrain, Touareg et Songhoi sont interdépendants au Mali, car ce n'est pas le cas au Niger où ils ne vivent pas dans les mêmes régions, il est rare qu’ils soient associés dans les organisations et manifestations concernées par le devenir des peuples sahariens. La fin douloureuse de la rébellion touareg du Niger et Mali a laissé plus de traces parmi les médias occidentaux que chez les acteurs directs. Cette journée était donc une occasion de dialoguer pour affirmer la bonne entente entre les 2 ethnies qui ont une vieille histoire commune faite de conflits et d'oppositions et réengager des actions communes de lutte contre les effets de la sécheresse.

 

De nombreuses personnes étaient donc réunies autour du « thé saharien » ce 15 mai dans la galerie Cargo21 dirigée par Jean Marc Bombeau :

 

Marie Begel, présidente de « Touaregs » est venue en compagnie d’un groupe de médecins impliqués dans la mise en place de mutuelles de santé pour les populations nomades. Plusieurs membres de cette association étaient également présents pour faire parts de leurs expériences sur le terrain. Issouf Maha représentant de « Touareg » au Niger retenu par une autre réunion a fait passer une note dans laquelle il apporte son soutien à cette initiative et renouvelle son engagement à œuvrer pour le développement des peuples sahariens.

Yousouf Tata Cissé retraité du CNRS a passé un long moment à évoquer l’importance culturelle de la bande saharo-sahélienne et il a félicité l’auteur du livre « Mystère Songhoi » Moulaye Ali Traoré,en particulier pour la présentation des idéogrammes sacrés qu’il avait lui même pu étudier en 1959 à côté de Gao.

Arboncana.M.Maîga, président de l’association des ressortissants de la boucle du Niger en France a retracé le parcours commun des peuples Songhoi et Touareg au long de l’histoire. Il n’a pas manqué d’évoquer les tragiques moments de la rébellion des années 90 en confirmant que les liens entre les 2 sociétés s’étaient tres vite renoués ne serait ce que pour faire face aux difficiles conditions de vie dans la région. Une collaboration entre l’ARBNF et L’Addes a été envisagé pour organiser un programme d’alphabétisation dans un village près d’Ansongo .

Boubacar Oumar Maîga membre de l’asso « Forage Mali » et des « Maliens de Normandie » a évoqué des procédés innovants d’accès à l’eau à partir de pompes à pied qui sont des techniques pouvant êtres utilisés par les nomades Touareg.

Bello Abdoulaye et Anousra Yaya de la région d’Agadez ont donné leur témoignage sur l’impact du tourisme dans les zones rurales en insistant sur l’importance du respect des activités traditionnelles.

Andy Morgan le manager anglais du célèbre groupe malien de musique Touareg  Tinariwen  et producteur du label « Rough Guide Music » a été tres intéressé par une k7 diffusant les chants de femmes Songhoi du groupe Gao-Gao faisant un usage tres original du traditionnel violon à une corde. Il s’est d’ailleurs engagé pour organiser un mini-concert à Cargo des Tinariwen lors de leur passage dans l’église St Bernard pour le festival de la Goutte d’Or le 28 juin prochain.

Annie Louveaux, « Amitié franco-touareg » a confirmé son orientation vers les coopératives de femmes Songhoi de la région d’Ansongo avec le concours de l’association Koyma de Ramata Coulibaly Maîga .

Le chanteur de folk music, Graeme Allwright déjà solidaire de projets concernants la défense de l’environnement a proposé de soutenir les efforts des associations opérant dans la zone. Une date de concert est à l’étude.

Des messages de soutien sont également arrivés ce jour-là par téléphone ou mail de la part de Melle Aminata Maîga de Bamako, d’Ibrahim Miharata Maïga de Gao et de Al Housseini Ateifock des Monts Bagzanes qui sont des partenaires de l’Addes sur place.

 

Les perspectives d’avenir évoquées lors de cette journée concernent également une participation de l’Addes auprès de l’association des jeunes de Hombori, Soutaurey Konda pour la remise en état de la radio locale de cette ville.

Le conservateur du Musée du Sahel de Gao, Aldiouma Yattara et Michel Damblant ont avancé dans la mise en place d’un échange entre les artistes décorateurs de la Citée des Askias et ceux qui exposent à Cargo21. Une partie des dessins originaux du livre « Mystères Songhoi » trouveront leur place dans le nouveau local du Musée de Gao.

Ces quelques lignes reprennent les principaux moments de cette journée conviviale qui a permis d’affirmer le dialogue entre les toutes les personnes et organisations concernées par l’avenir des zones défavorisées de sud Sahara.

L’asso Addes finance ces jardins potagers dans les écoles de la région par la vente d’ouvrages écrits par des enseignants des ethnies concernées. Apres « Pastorale Touareg », l’Addes propose « Mystères Songhoi » avec un texte de Moulaye Ali Traoré et illustré par Michel Damblant. Cet ouvrage coûte 30 € port compris. Il peut être commandé auprès de Cargo21 qui se propose de relayer toutes les aides et informations. Les chèques sont à libeller au nom de «  Addes - fond de solidarité », les sommes obtenues serviront à supporter les projets évoqués dans l’article.

 

 

 

 

ADDES,

Bordery – 56360 Sauzon

02 97 31 63 37

Contact :

Michel Damblant

angeline.damblant@wanadoo.fr

 

TOUAREGS,

50, R. St . Sabin – 75011 paris

01 47 00 78 89

Contact :

Marie Begel

bureau@touaregs-asso.org

http://www.touaregs-asso.org

 

Association des Ressortissants de la Boucle du Niger en France

29 rue de la  bruyère

93800 Epinay sur Seine

contact :

Arboncana Maïga

01 48 21 48 89

arboncanam@free.fr

 

CARGO 21,

21, rue Cavé - 75018 paris

01 42 23 56 56

Métro le plus proche : Château Rouge

Contact :

jean.marc.bombeau@libertysurf.fr